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Stage de phobie des chiens : se débarrasser de la cynophobie en quelques séances 

 

Claire vous propose un accompagnement spécifique à votre phobie du chien ou celle d’un enfant dans un cadre sécurisant proche de Chambéry.

Le nombre de séances est adapté à chacun, mais comptez en général 6 à 10 séances avec nos chiens spécialement éduqués.

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Qu’est-ce que la cynophobie ?

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Quelle est l’origine de la cynophobie ?

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Quels sont les symptômes de la phobie des chiens ?

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Comment soigner la phobie des chiens ?

 estCntONCRÈTEMENT, QU’EST-CE QUE LA CYNOPHOBIE ?

Arthur 11 ans ne veut plus sortir de chez lui. Sa maman témoigne d’une peur des chiens démesurée et irrationnelle. Rien à voir avec l’appréhension légitime que l’on peut ressentir face à des animaux potentiellement dangereux ou inconnus.  

Sa terreur est telle qu’il est incapable d’être serein en présence d’un canidé. Les repas de famille avec ses cousins qui ont un Jack Russel sont un calvaire à cause de ses réactions phobiques. Une invitation à un goûter d’anniversaire suffit à l’angoisser à l’idée qu’il y croisera peut-être le chien de la maison. Une balade en forêt ou un tour de vélo sont inenvisageables pour les mêmes raisons : l’idée même qu’il pourrait se trouver en présence d’un chien le paralyse. La peur est insurmontable. 

Il est atteint de cynophobie. Du grec cyno = chien et phobie=peur.  La crainte irraisonnée et incontrôlée des chiens quelle que soit leur taille ou leur race. Les répercussions de cette phobie des chiens sont particulièrement handicapantes sur son quotidien, le privent de toutes sortes d’activité en général appréciées à son âge et le coupent du monde. C’est là le propre de toute phobie.

Sa maman témoigne : Si par hasard nous marchons sur un trottoir et qu’un chien vient en sens inverse, il me serre très fortement la main, il transpire et son cœur s’accélère. Si le chien se rapproche, il risque de faire le mauvais choix et de se précipiter au milieu de la rue au devant d’une voiture pour ne pas se laisser approcher par le chien. 

Laurent, 35 ans jogger Depuis quelque temps, il a remarqué qu’il appréhendait d’aller courir de peur de croiser des chiens. Il a commencé par étudier son parcours pour éviter de passer devant des résidences où un chien était présent. Puis il a changé son horaire pour en croiser le moins possible. Mais il lui arrive encore d’en croiser et ne supporte plus le stress que cela lui engendre. Il pense maintenant à ne courir que sur un tapis de course. Il remarque qu’il est en train de transmettre sa phobie des chiens à sa fille de 4 ans. 

Théo 3 ans : Sa maman témoigne de son inquiétude : son fils hurle dès qu’il aperçoit un chien quelle que soit sa taille. Il « escalade sa maman » pour se mettre hors de portée du « monstre » et refuse tout contact même visuel avec le chien. 

ORIGINE : D’OÙ VIENT LA CYNOPHOBIE ?

La cynophobie résulte de causes multiples : souvent un traumatisme, dans l’enfance ou non, comme une morsure, une course-poursuite ou une banale scène de bagarre entre caniches. 

Arthur a vécu une mauvaise expérience : un chien s’est approché de lui en courant et lui a sauté dessus en posant ses deux pattes avant sur son torse avant qu’il n’ait le temps de reculer – sans aboyer ni mordre ni autres signaux agressifs- mais cela a suffi à faire très peur à Arthur qui en reculant s’est retrouvé plaqué contre une voiture. La frayeur a été si forte que maintenant Arthur a l’angoisse de revivre une telle peur. 

Dans le cas de Laurent, c’est un chien qui est sorti de son jardin et s’est précipité vers lui en aboyant au moment où il passait en courant devant un portail ouvert. Là encore, il n’y a pas eu de morsure. Juste une grosse frayeur.

Parfois le traumatisme est si enfoui qu’il est impossible de se le remémorer.

D’autres fois, il n’y a pas de traumatisme, mais plutôt une interprétation erronée d’une situation : C’est peut-être le cas de Théo, sa maman n’est elle-même pas à l’aise avec les chiens. Il est possible qu’elle ait pris son fils dans les bras un jour qu’un chien passait à côté d’eux et cela a suffi pour que Théo associe le chien à un danger.

Si la phobie des chiens est si répandue dans notre pays, c’est aussi qu’elle puise ses causes dans l’imaginaire collectif :

Jusqu’à la découverte du vaccin de Pasteur, en 1885, le chien est perçu comme dangereux car c’est le principal vecteur de la rage. 

Les mythes français et la littérature ne jouent pas non plus en sa faveur. En Lozère au 18ième siècle, la bête de Gévaudan aurait tué une centaine de personnes, surtout des femmes et des enfants chargés de garder les vaches. La créature était, dit-on, un croisement entre un chien de combat et un loup. Dans « Le chien des Baskerville », d’Arthur Conan Doyle, Sherlock Holmes part, lui, sur les traces d’un molosse démoniaque soupçonné d’avoir provoqué la mort d’un vieil homme.

Certains propriétaires de chiens se plaisent à véhiculer une image agressive de leur compagnon à quatre pattes, avance le sociologue Christophe Blanchard. Les plaques « Attention chien méchant » apposées sur les portails contribuent à entretenir la peur collective.

Cette image de dangerosité disproportionnée transparaît aussi dans nombre de discours parentaux. Combien de fois a-t-on entendu : « ne t’approche pas du chien, il est méchant » ? 

C’est la solution qu’ont trouvé les parents qui ne connaissent pas le langage canin pour protéger leurs enfants. La crainte de la morsure est justifiée : Les morsures de chien représentent chaque année, en France, plusieurs milliers de recours aux urgences, de nombreuses hospitalisations et les deux tiers concernaient des enfants de moins de 15 ans.

MANIFESTATIONS ET SYMPTÔMES DE LA PHOBIE DU CHIEN

Comme Arthur et Laurent, le cynophobe commence toujours par adopter un comportement d’évitement. Il n’emprunte pas une rue s’il sait qu’il peut y croiser un bulldog anglais, ou même un teckel, quitte à rallonger considérablement son temps de trajet. Il ne sort plus dans les lieux où les chiens sont susceptibles de se trouver.

Le hic ? La France compte 7,3 millions de chiens, selon la Société Centrale Canine. Difficile d’imaginer pouvoir leur échapper ad vitam aeternam. 

Comme pour Arthur et Théo, la rencontre, ou l’anticipation de la rencontre, voire un simple aboiement, suffisent à déclencher chez le cynophobe une crise de panique. Les symptômes sont physiques : palpitations, sueurs, boule dans la gorge, tremblements, vertiges…

SOLUTIONS ET TRAITEMENTS CONTRE LA PHOBIE DES CHIENS

En présence d’un chien inconnu, le bon sens veut qu’on ne coure pas, qu’on ne crie pas et qu’on ne fixe pas l’animal. Il convient au contraire de l’ignorer. Plus facile à dire qu’à faire, diront certains. 

Si cela vous semble impossible et que votre zoophobie vous empêche de vivre normalement, vous pouvez y remédier. 

La phobie des chiens se soigne très bien, mais pas tout seul ! 

Certes, un accompagnement par une ou un thérapeute qualifié peut vous permettre de comprendre les causes et vaincre votre phobie. Un sophrologue quant à lui vous aidera à surmonter votre angoisse.

Mais la cynophobie est souvent entretenue par une méconnaissance de l’univers du chien. Pour une thérapie efficace, il est important d’apprendre à reconnaitre les signes que nous montrent les chiens pour comprendre si on est véritablement en danger ou non. 

Claire Grillet psychomotricienne et intervenante en médiation canine à De La Main à La Patte à Chambéry, explique : «  si je suis en présence d’une bombe qui clignote, je me sauve en courant. Mais si un démineur m’explique le mode d’emploi de la bombe et que je comprends que tant que ca clignote vert on est en sécurité, je ne vais pas me mettre à aimer les bombes mais je vais gérer !  C’est pareil avec les chiens : Si quelqu’un ne connait les chiens, c’est logique d’avoir peur car un chien est potentiellement dangereux. Mais si on lui explique le « mode d’emploi des chiens », leur langage, leur manière de penser et leurs réflexes, il aura déjà les informations nécessaires pour évaluer la situation. »

De La Main vous propose un accompagnement spécifique à votre phobie du chien dans un cadre sécurisant.

  • Apprendre à lire le chien. S’initier à leur langage et reconnaitre leurs signes de stress. 
  • Se désensibiliser : exposer les enfants ou les adultes très progressivement à la présence d’un chien. On part de la situation la plus tolérable pour eux : Cela peut être toucher une image, caresser une peluche, écouter un aboiement…  et on évolue vers une mise en situation ludique. »

Nos chiens sont formés pour toutes sortes de jeu où les enfants comme les adultes sont respectés dans leur besoin de distance. Petit à petit, le chien devient un partenaire de jeu et les distances peuvent se réduire. La personne mise en situation découvre le langage corporel des chiens, comprend mieux leurs émotions et est même capable de ressentir du plaisir à jouer avec les chiens et à communiquer avec eux.

Après cette éducation au langage canin, 100 % des adultes et 83 % des enfants de 3 à 5 ans  savent distinguer un chien stressé d’un chien détendu. (IFAZ Vienne 2014, CSF Lincoln)

La cynophobie se soigne très bien. Il est question d’une dizaine de séances en général, c’est le cas d’Arthur et Théo qui vivent maintenant complètement normalement. Pour Laurent une seule séance de deux heures a suffi. Il a repris son jogging en extérieur. Il a compris entre autres que si certains chiens étaient sans laisse en pleine nature, ça n’était pas de « l’inconscience de la part de leurs maîtres ». Et il est capable de repasser devant le fameux portail ouvert avec les précautions adaptées. 

D’autres personnes nous sont adressées après un premier accompagnement par leur sophrologue, ou leur thérapeute en hypnose pour une mise en situation. 1 à 3 séances suffisent alors.